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Un temps de ressourcement pour les adultes n°1 - L'Annonciation du Seigneur

by Diocèse de Saint Brieuc et Tréguier

Pages 2 and 3 of 11

Un temps de ressourcement sur...
L'Annonciation du Seigneur
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Prendre un temps pour lire le texte de l’Évangile
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 26-38)


En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Prendre un temps pour prier
Vous pouvez choisir de suivre l'une ou l'autre de ces propositions.
Méditer sur le mystère de la Vierge Marie en suivant le chemin d'une icône (cliquer sur le lien ci-après).
Prier à partir d'une l'oraison liturgique de l'Annonciation :

"Seigneur, tu as voulu que ton Verbe prît chair dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois homme et Dieu, accorde-nous d'être participants de sa nature divine."
Méditer le passage de l’Évangile de Luc selon la Lectio divina

1-     Se préparer à écouter la Parole
Choisir un lieu calme où l’on se sente bien.
Tracer lentement sur soi le signe de la croix.
Demander à l’Esprit-Saint d’avoir un cœur qui écoute, un cœur disponible pour accueillir la Parole de Dieu.

2-     Ecouter la Parole
Lire le texte lentement non seulement une fois mais plusieurs fois. Prendre le temps d’accueillir le texte, surtout bien connu, sans se presser, avec un regard neuf. C’est Dieu qui parle !

3-     Accueillir la Parole avec son intelligence, sa mémoire et son cœur
Qu’est ce que ce texte me rappelle ? en quoi il rejoint ma vie ?
Qu’est-ce que je comprends ?
Qu’est-ce que Dieu me dit à travers ce texte ? qu’est-ce que ce texte m’invite à vivre ? 

4-     Prier
Exprimer à Dieu ce qui nous habite en lui parlant « comme un ami parle à son ami »
Le remercier pour la Parole reçue ; intercéder pour ceux que le texte a pu évoquer pour vous
Terminer par une prière qui vous est familière et par un signe de croix
Prendre un temps pour approfondir
Qu'est-ce que l'Annonciation ?
Et pour aller plus loin :
Texte de Madeleine Delbrêl

« La Parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde dans une mallette : on la porte en soi, on l’emporte en soi.
On ne la met pas dans un coin de soi-même, dans sa mémoire comme sur une étagère d’armoire où on l’aurait rangée. On la laisse aller jusqu'au fond de soi, jusqu'à ce gond où pivote tout nous-même.
On ne peut pas être missionnaire sans avoir fait en soi cet accueil franc, large, cordial à la Parole de Dieu, à l’Évangile.
Cette Parole, sa tendance vivante, elle est de se faire chair, de se faire chair en nous. Et quand nous sommes ainsi habités par elle, nous devenons aptes à être missionnaires. Mais, ne nous méprenons pas. Sachons qu’il est très onéreux de recevoir en soi le message intact. C’est pourquoi tant d’entre nous le retouchent, le mutilent, l’atténuent. On éprouve le besoin de le mettre à la mode du jour comme si Dieu n’était pas à la mode de tous les jours, comme si on retouchait Dieu.
Une fois que nous avons connu la Parole de Dieu, nous n’avons pas le droit de ne pas pas la recevoir ; une fois que nous l’avons reçue, nous n’avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous : nous appartenons dès lors à ceux qui l’attendent. » extrait de Nous autres, gens des rues.
Texte de Dom Guillaume JEDRZEJCZAK

« Dans sa liturgie, l’Eglise nous propose de célébrer l’une des étapes de l’incarnation du Fils de Dieu : l’annonciation à Marie. […] Ce que nous célébrons dans le mystère de l’annonciation à Marie, c’est bien cela : à la fois cette volonté de Dieu de prendre chair de notre chair, et aussi cet acquiescement de Marie que Dieu descendrait jusque-là.

[ …]
En prenant chair de notre chair, Dieu a détruit ce mur de séparation qui divisait l’homme au-dedans de lui-même. C’est l’être humain tout entier, chair et esprit, qui est appelé à la grande aventure du salut. […]

Dire oui, pour Marie, c’était accepter de devenir signe : la Vierge signe, annoncée par le prophète Isaïe. Dire oui, pour Marie, c’était faire corps avec la volonté de Dieu, pour que le Verbe de Dieu prenne corps en elle. Comment n’aurait-elle pas été bouleversée de se voir ainsi happée par la volonté de Dieu, comme ravie à elle-même !

Et pourtant, pour Marie, si tout avait basculé, rien n’avait changé. La poussière de la route, le rire des jeunes filles, le grincement de la poulie dans le puits, les larmes et les cris des enfants gambadant au travers des ruelles, tout était comme avant. Ces petites choses de la vie de tous les jours, ces insignifiantes poussières d’instants, tout était comme avant. Marie n’avait pas cessé de moudre le grain au moulin, de sourire aux passants. Mais, sans qu’ils le comprennent peut-être vraiment, elle était devenue un signe, comme le vase précieux d’un trésor caché dont le mystère semblait à la fois si proche et si lointain. 
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